L'histoire de la perruque

Rédigé le 11/05/2020
Aderans France


 Un peu d’histoire 

Parfois appelée «postiche», «faux toupet», «moumoute», une perruque est une coiffure réalisée avec des cheveux naturels (européens et indiens) et ou en fibre synthétique. Les perruques ont été portées depuis des milliers d’années ; dans l’Égypte ancienne, par exemple, les gens les portaient pour protéger leurs crânes rasés du soleil ou lors de cérémonies (parures alors constituées de plantes tressées ou de crin).

Dans d’autres civilisations anciennes, notamment chez les Assyriens, les Phéniciens, les Grecs et les Romains, elles étaient d’usage courant. Curieusement, elles ont principalement été utilisées dans les civilisations occidentales ; en Extrême-Orient, elles sont presque inconnues, sauf dans le théâtre traditionnel de la Chine et du Japon.

Après la chute de l’Empire romain, l’utilisation de cet accessoire a complètement disparu des habitudes de l’Europe occidentale pendant un millénaire, jusqu’à ce que cette mode soit remise au goût du jour au XVIe siècle comme un moyen de compenser la perte de cheveux ou d’améliorer son apparence personnelle. À cette époque, la mode était essentiellement dictée par la cour, c’est pourquoi son influence fut décisive dans la mode des perruques. Ainsi, en Angleterre, la reine Élisabeth Ier d’Angleterre portait une perruque rousse caractéristique, prétendument conçue pour s’approcher des cheveux bouclés « à la romaine ». En France, ce fut Louis XIII qui, le premier, donna cours à la mode masculine de la perruque aux alentours des années 1620.

 Aujourd’hui 

De nos jours, les perruques sont devenues un accessoire de mode, tendance, popularisé par les célébrités (actrices, chanteuses etc…). Portées de manière quotidienne ou occasionnelle pour diverses raisons, elles sont également utilisées par des personnes qui ont perdu leurs cheveux suite, par exemple, à un traitement médical d’un cancer ou d’une alopécie qui peut avoir des origines différentes. La perruque appelée aussi Prothèse capillaire, nécessite en générale une prescription médicale pour pouvoir être remboursée par les organismes de santé (sécurité sociale, mutuelle complémentaire).